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Quelle atmosphère en Côte d’Ivoire à quelques jours des VIIIe jeux de la francophonie ?

 Quelle atmosphère en Côte d’Ivoire à quelques jours des VIIIe jeux de la francophonie ?

Après Rabat et Casablanca (Maroc, 1989), Paris (France, 1994), Antananarivo (Madagascar, 1997), Ottawa et Hull (Canada, Canada-Québec, 2001), Niamey (Niger, 2005), Beyrouth (Liban, 2009), et Nice (France, 2013), c’est à la Côte d’Ivoire qu’est légué le flambeau des huitièmes Jeux de la francophonie.

La ville choisie pour abriter les festivités est la chaleureuse métropole abidjanaise connue également sous l’appellation « Perle des lagunes ». Si pour certains l’événement qui réunit les 77 Etats et gouvernements de la sphère francophone est une compétition, l’appréhension des populations ivoiriennes en est tout autre. En effet, elles y perçoivent l’opportunité rêvée de faire la promotion culturelle du pays et de partager comme tout bon hôte le meilleur du terroir ivoirien avec la communauté francophone. Des danses traditionnelles aux savoureux mets locaux, c’est un choix très diversifié de surprises que seront appelés à faire les jeunes talents artistes et sportifs de la grande galaxie francophone.

Du côté des restauratrices, l’enthousiasme est de taille et l’événement à ne manquer sous aucun prétexte. Tantie Hélène, restauratrice du quartier blockauss dans la commune de Cocody traduit l’appropriation de l’événement par les siennes en ces termes : « On les attend, ils n’ont qu’à venir gouter nos plats, ils vont couper leurs doigts ».

 A l’image de celle-ci, ce sentiment de gaieté semble animer les cœurs de plusieurs au nombre desquels, les princesses de nuit dont nous nous sommes gardés de recueillir les impressions.

Cependant l’émotion n’est résolument pas partagée par l’ensemble de la population abidjanaise. L’ambiance du côté des étudiants s’avère plutôt morose. Pour cause, ces derniers ont assisté l’an dernier, impuissant au déménagement de certains condisciples des campus universitaires réservés alors pour servir de dortoirs aux athlètes des huitièmes jeux de la francophonie. L’un d’eux s’exprimait à propos : « Nous ne sommes pas contre l’initiative de faire abriter les jeux de la francophonie par notre pays. Mais nous avons été choqués par la manière dont nous avons été mis à la porte de nos dortoirs au profit des athlètes ».

Si seulement les difficultés ne se résumaient qu'à cela, l'événement ne serait que réussite. Dimanche dernier, une cinquantaine d’ex-combattants ivoiriens démobilisés ont bloqué vers 10h00 l'entrée nord de Bouaké (ancien fief de la rébellion), pour réclamer une prime de 18 millions de FCFA.

A croire cependant les menaces de ceux-ci, les festivités risquent de prendre un tournant amère si les attentes ne sont pas comblées. Pour l'instant, les revendications ne s'observent qu'à Bouaké, mais vu le prix que sont prêt à payer ces ex-combattants pour le paiement des primes de guerre promise, la quiétude de l'événement est à redouter.      

En dépit même des mécontentements, notons toutefois que cet événement à portée mondiale suscite en Côte d’Ivoire l’implication active des autorités politiques et d’une frange majoritaire de la population au point qu’il serait convenable que tous s’en approprie. Par ailleurs, le caractère intempestif des revendications mutines enregistrées les mois précédents, ne semble guerre de concert avec l'intérêt que représente ces VIIIe jeux de la francophonie.

Ainsi, loin de vouloir traduire les supplications d'un gouvernement pris au piège d'une embuscade de revendications, nous réclamons au nom de l'intérêt national, l'unité de toutes les parties et le patriotisme en ces moments cruciaux ou la Côte d'Ivoire se fait hôte du monde francophone. 

En attendant, nous disons jour j-9 aux VIIIe jeux de la francophonie!!!!!!!

 Quelle atmosphère en Côte d’Ivoire à quelques jours des VIIIe jeux de la francophonie ?

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