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Ivoire Intellect

Briefing sur l’éducation et la formation en Côte d’Ivoire à l’ère numérique

Briefing sur l’éducation et la formation en Côte d’Ivoire à l’ère numérique

L’ère numérique, à en croire les mutations orchestrées au sein des secteurs RH, finance, marketing, formation etc., a contre toute attente bouleversé le modèle économique et de développement de la planète. C’est par conséquent d’une égalité des chances qu’elle a gratifié toutes les entités sociales qui ont démontré un intérêt à son appropriation. A la galaxie tout entière, c’est un sentier sans embuche aucune qui s’est ouvert à l’affirmation du potentiel intellectuel et surtout technologique. En touchant à la quasi-totalité des secteurs d’activité, la transformation digitale a d’emblée suscité au travail des formes moins déshumanisantes et plus attrayantes à travers  la diffusion massives de nouveaux outils de travail (ordinateurs, smartphones, tablettes et des applications professionnelles en nombre indéterminables).

En Afrique aussi, notamment en Côte d’Ivoire, une certaine appropriation du numérique a vu le jour. Ainsi, épouser la transition numérique requiert des dispositions qui nécessairement passent par la formation et l’éducation aux rudiments du digital. Mais, le contexte ivoirien comme bien d’exemples africains renferme principalement un transfert de technologies pour ce qui relève de la digitalisation et une difficile appréhension des fonctions éducatives et de travail conférées aux nouvelles technologies. Il va sans dire que l’on s’expose à un usage démesuré et irréversible de ce fabuleux arsenal que constitue la transformation digitale.

Quand bien même les indices statistiques affichent 59% comme taux de pénétration des nouvelles technologies en Côte d’Ivoire, le secteur éducation-formation demeure à ce jour sous le monopole des archaïsmes en matière éducative. L’on est par conséquent forcé de supporter que moins de 50% des apprenants (du primaire, du secondaire et du supérieur) développent une sous-utilisation des technologies de  l’information et de la communication(TIC). Encore que la poignée d’utilisateurs n’aient pour la plupart qu’une tendance unilatérale axée sur les réseaux sociaux (Facebook principalement).

L’usage enseignant aux fins pédagogiques n’est manifestement pas aux degrés moyens en raison de la faiblesse des apports gouvernementaux. Même au supérieur, cette règle semble ne pas faire défaut. Au sein des universités publiques et privées, le e-learning n’en est qu’à ses prémices pour cause d’insuffisances voire d’inexistence de moyens logistiques.

Si donc la transformation digitale n’a visiblement pas encore conquis la formation au niveau supérieur, ce qui adviendra des entreprises et des fonctions publiques n’est prévisible qu’à pire éventualité. Mais nous nous garderons d’avis pessimistes pour résolument laisser libre champs aux experts d’en découdre.

Retenons en fin de compte que l’ère numérique avec son cortège de facilitation et d’innovations attise chez les sociétés ivoiriennes un engouement certain. Paradoxalement, les moyens mis à disposition dans l’optique de susciter à la Côte d’Ivoire une réelle transformation digitale n’ont encore conquis la mesure des besoins éducatifs et de formation. Si bienheureusement une frange de cette population, non majoritaire s’est accaparée de cette transformation, notons toutefois que cet exploit est la résultante d’efforts personnels et souvent collectifs attribuables aux organismes privés.

 

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